mardi 16 août 2016

Casser trois pattes à un canard

Le soleil brille sur ma Charente-Maritime natale, je profite de ma journée de repos pour faire deux trois courses dans Surgères. Surprise, je tombe sur "ma nounou des gymnases", qui a pris soin de moi dès les premiers mois où mes indignes parents sportifs me délaissaient déjà pour le ballon rond. Accompagnée de White, son chien, elle m'invite à discuter.

Mmmh...

Nous nous asseyons en terrasse papotant comme de vieilles copines heureuses de se retrouver, il faut dire qu'on en avait des choses à se raconter ! White, fait sa vie, il zigzag de table en table à la recherche de caresses et pourquoi pas de clients voisins prêts à le régaler d'un biscuit ou d'autre chose.

Mais où veut elle en venir avec cette histoire ?

Je suis heureuse de retrouver cette petite ville où j'ai passé une bonne partie de mon enfance. Du gymnase à la piscine, du cinéma au théâtre, de l'école primaire au collège... Revenir aux racines, ça fait toujours du bien. Ce n'est pas White, le dalmatien qui me dira le contraire, il a l'air heureux comme tout, sa queue se balançant ostensiblement de gauche à droite.

Elle tourne autour du pot, c'est pas possible ! Qu'est-ce qu'on en a à faire du chien ?

Tout à coup, une de nos voisines de terrasse s'exclame : "Mais ! Il lui manque une patte !". Je me retourne surprise, et constate l'absence d'une de ses pattes avant. Je me mets à penser : c'est drôle, que je ne l'ai pas remarqué... Puis la voisine, décidément pas une amie de la discrétion, questionne : "Vous l'avez gardé ? (le chien)" et renchérit : "ça a dû vous coûter cher !". A ce moment là je sens le rire monter en moi : quelle drôle de situation ! J'échange un regard avec ma compagne, elle, plutôt en colère répond : "Ben oui bien sur que je l'ai gardé ! Il est heureux mon chien, beaucoup seraient contents à sa place. Bien sur que ça m'a couté cher, une voiture lui a roulé sur la patte un 1er janvier, ça lui a couté une patte et moi, un bras, mais j'allais tout de même pas le piquer alors que je pouvais lui payer une opération." Moi, satisfaite de cette réponse qui coupe le sifflet à la curieuse, glisse à "ma nounou des gymnases" :

"T'imagines si mes parents s'étaient posés la question : "On la garde ou pas ?"



2 commentaires:

  1. J'étais en train de chercher le bouton 'like', tellement c'est devenu le premier réflexe maintenant. Comme il y en a pas, je laisse un petit com pour dire que je suis bien content d'être tombé sur ton blog et cette anecdote qui m'a fait sourire, notamment la fin !

    Je te souhaite de longues courses et de nombreux essais marqués ;) (référence aux sports que tu pratiques, qu'il n'y ait pas de malentendu)

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  2. Merci Rémi ravie que l'article t'ai plu, si jamais tu veux "liker" c'est par ici : https://www.facebook.com/pernellemarconofficiel
    a bientôt !

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